CHAPITRE II : L’INSTALLATION
Me voilà arrivée ! J’aide à mettre en place tables et chaises, et je retrouve avec plaisir mon « Caro » (voir l’article « collection douceur ») qui participe à l’exposition. Il m’aide aimablement à transporter mes caisses précieuses, et je peux déployer mon univers…
J’ai décidé de donner la plus grande place aux poupées Bella, qui sont le cœur de ma collection : ce sont mes premières découvertes, et le livre de Mme Porot, qui recense quelque deux cents poupées de cette marque, m’a apporté une aide précieuse. Je leur ai donc consacré une table entière !
Sur l’autre table, j’ai installé d’un côté un mélange de poupées de marques différentes, afin que mes visiteurs aient des chances de retrouver un minois familier : Convert, Gégé, Raynal,…
De l’autre côté, j’ai mis en valeur la marque Clodrey, qui me tient particulièrement à cœur : ces poupées n’ont encore pas fait l’objet d’un livre, et je suis très fière de les avoir découvertes seules et d’en avoir rassemblé un certain nombre au fil du temps. Ce n’est qu’après avoir commencé ce chapitre dans ma collection que j’ai appris le rapport entre Clodrey et Corolle (voir mon article « un amour de poupées » sur Catherine Réfabert).
Quant à ma petite boutique de vêtements de poupées, je l’ai installée au centre !
Autour de moi, chacun s’affaire : beaucoup de cartophiles, car l’association organisatrice est au départ un rassemblement d’amateurs de cartes postales, vieux papiers, et… médailles et insignes militaires ! Derrière moi, « Caro » a installé ses sucres avec beaucoup de goût : il a choisi le thème de guignol, regardez comme c’est joli !
A mes côtés, un étalage précieux de miniatures de parfum : c’est un enchantement de fioles modernes et anciennes, aux formes simples ou alambiquées, avec chacune leur petite boîte… Un régal pour les yeux ! Pour parfaire le tout, « Miss mini-trésors» parfume tout son étal d’une tendre fragrance fleurie. Je me suis alors mise à rêver au parfum que je pourrais choisir pour mon exposition de poupées : une senteur de vanille ? de caramel ? De lait de toilette de bébé ? Qu’en pensez-vous ?
Un peu plus loin, des pin’s : j’en profite pour faire mon marché, et je reviens avec un petit assortiment sur le thème des ours et jouets, faute de trouver des poupées !
Un gentil exposant, qui cherche des cartes postales chez ses collègues, me sort tout ce qu’il trouve sur les poupées : voilà comment je me retrouve avec quelques cartes de poupées de pays. Même si je ne collectionne pas « officiellement » ces petites poupées, il va sans dire que j’en possède quelques-unes… Et je peux aussitôt assortir les cartes avec leurs poupées!
L’heure de midi arrive sans que j’aie vu le temps passer. J’ai prévu de rentrer chez moi pour manger, car j’habite à deux pas. C’est alors que je m’aperçois que mes voisins recouvrent leur étalage d’un drap, et protègent le tout de chaises renversées… Pour éviter les vols ? Le public n’entrera qu’à 14h, mais il est vrai que les exposants circulent librement dans la salle. Doit-on craindre quelque chose de ses propres « collègues » ?
Je n’ai rien prévu pour cacher mes trésors… et d’ailleurs, leur valeur est toute relative ! C’est sûr que je serais inconsolable de perdre ma malicieuse « Kitrott », ou ma précieuse petite poupée de tissu rapportée de Soutz… Mais qui intéresseraient-elles, à part moi ? Je respire profondément, et je décide de ne rien changer à mes projets ; comme « Caro » reste sur place, je lui demande s’il veut bien veiller sur mes petites, et je pars, un pincement au cœur… Vais-je toutes les retrouver cet après-midi ?
Chapitre I : les préparatifs
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