Elizée-poupées
pour vos mignonnes!
Poupées de 40-45cm
Prix :11,90€
3 couleurs disponibles
Les merveilleux poupons
de ma soeur Mifaon
Les histoires d'école d'Elizée,
comme si vous y étiez !
Enfant, je ne jouais pas souvent à la poupée... J'étais plutôt un « garçon manqué », comme je l'entendais dire à mon propos, à cette époque où les adultes ne s'encombraient guère de la sensibilité de leurs enfants.
C'est vrai que ce que j'aimais le plus, mise à part la lecture, c'était grimper aux arbres, courir à perdre haleine dans les champs, et chaparder les fruits des voisins en compagnie de mes petits copains.
Des quelques poupées que j'ai possédées, je n'en ai plus aucune : le brouillard qui entoure mes souvenirs semble avoir englouti aussi dans la réalité tous les objets de mon enfance...
Parfois, le voile se déchire, et je me retrouve, toute petite fille, devant la poupée presque aussi grande que moi, que mon père m'a achetée pour noël : je revois son visage sérieux, ses yeux dormeurs aux longs cils et sa bouche entrouverte avec deux petites dents...
J'ai un peu peur de cette poupée qui me regarde fixement de ses yeux noirs insondables. Je suis fascinée par sa bouche, je meurs d'envie d'y enfoncer mes doigts... Je finis par le faire, enfonçant du même coup les jolies dents que personne ne put remettre en place par la suite.
Nicole
Je me souviens de mes sentiments mêlés : jubilation d'avoir osé le faire, crainte de me faire gronder pour avoir abîmé mon beau présent et surtout soulagement (teinté de déception, bien sûr) d'avoir apporté la preuve que ce n'était pas une « vraie »...
Le brouillard se déchire parfois aussi au détour d'une photo de baigneur sur Internet, devant le rayon de jouets d'un dépôt-vente, dans le carton rempli de poupons d'un vide-grenier : je vois des poupées semblables à celles que j'ai aimées ou que j'aurais tant voulu avoir, étant enfant, et quand c'est possible, je les achète et les installe chez moi.
Elizée (1955)
Ces poupons me racontent une partie de moi-même, ou me parlent de quelqu'un d'autre qui me ressemble...
Pauline (1945)
Peut-être la petite fille d'autrefois avait-elle une revanche à prendre sur le garçon manqué : longtemps elle est restée cachée, attendant son heure. Et un jour, l'âge aidant, elle a osé apparaître et murmurer ses rêves à mon oreille. C'est à partager ce chuchotement que je vous convie à travers ce site.
Vava ( 1930)